Céline Dion chante Piaf en hommage aux victimes des attentats de Paris
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Hier soir (le 22 novembre, heure américaine), Céline Dion a interprété le classique d’Édith Piaf « Hymne à l’amour » lors des American Music Awards, en hommage aux victimes des attentats de Paris.
J’avais passé une bonne partie de la journée à regarder des vidéos de propagande de l’État islamique sur un site tenu par un spécialiste américain du Moyen-Orient qui suit le groupe. Les vidéos étaient très professionnelles et manipulatrices, mais plus j’en regardais, plus je ressentais une profonde tristesse. Puis je suis tombé sur la prestation de Céline Dion sur YouTube et je l’ai vite partagée, dans l’espoir de diffuser un peu d’énergie positive.
<iframe frameborder="0" width="677" height="507.75" allow="autoplay; fullscreen" allowfullscreen="true" src="https://v.qq.com/txp/iframe/player.html?origin=https%3A%2F%2Fmp.weixin.qq.com&containerId=js_tx_video_container_0.15085973266526376&vid=e0173luk1ga&width=677&height=507.75&autoplay=false&allowFullScreen=true&chid=17&full=true&show1080p=false&isDebugIframe=false"></iframe>Piaf a écrit « Hymne à l’amour » pour son amant, le boxeur français Marcel Cerdan, champion du monde. Elle a chanté la chanson pour la première fois à New York le 14 septembre 1949. Le 27 octobre, Cerdan faisait le trajet en avion de Paris à New York lorsqu’il périt dans un accident, la laissant à jamais seule.
Les paroles chinoises ont été traduites et adaptées pour être chantées par le vétéran de la traduction Xue Fan. Traduire une chanson ne consiste pas seulement à transposer son sens : il faut aussi faire entrer les mots dans la mélodie. Parmi ses traductions célèbres figurent également « Les Soirées de Moscou », « Ce n’est qu’un au revoir » et « La Chanson du chapeau de paille ».
Hymne à l’amour
Version chinoise traduite
Le ciel bleu pourrait s’effondrer sur nous
Et la terre pourrait s’écrouler
Peu m’importe si tu m’aimes
Je me moque du monde entier.
Que le ciel s’effondre et que la terre se fende,
Que la mer s’assèche et que les pierres s’effritent,
Pourvu que nos cœurs s’aiment vraiment,
Que grondent les tempêtes et le tonnerre.
Tant que l’amour inondera mes matins
Tant que mon corps frémira sous tes mains
Peu m’importent les soucis
Mon amour, puisque tu m’aimes.
Tant que l’amour nourrira mon cœur,
Tant qu’il fleurira pour toujours,
Je laisserai tous mes soucis s’envoler,
Tant que tu seras près de moi.
J’irais jusqu’au bout du monde,
Je me ferais teindre en blonde,
Si tu me le demandais.
Je te suivrais partout,
J’irais avec toi jusqu’au bout du temps,
Si tu le voulais.
J’irais décrocher la lune,
J’irais voler la fortune,
Si tu me le demandais.
J’oserais monter au ciel pour décrocher la lune,
J’oserais plonger dans la mer pour trouver un trésor,
Si tu le voulais.
Je renoncerais à ma patrie,
Je renoncerais à mes amis,
Si tu me le demandais.
Je dirais adieu à mes amis et à ma famille,
Je quitterais mon foyer sans hésiter,
Si tu le voulais.
On pourrait bien rire de moi,
Je ferais n’importe quoi,
Si tu me le demandais.
Peu m’importeraient les rires et les critiques,
Je partagerais toutes les épreuves avec toi,
Si tu le voulais.
Si un jour la vie t’arrachait à moi,
Si tu mourais loin de moi,
Peu m’importe que tu m’aimes,
Car je mourrais moi aussi.
Si la mort t’enlevait à cette vie,
Si tu quittais un jour ce monde,
Pourvu que nos cœurs s’aiment vraiment,
Je ne serais plus attaché à la vie.
L’éternité serait à nous,
Dans le bleu de l’immensité,
Au ciel, il n’y aurait plus de soucis,
Mon amour, crois-tu que nous nous aimons ?
Dieu réunit ceux qui s’aiment.
Je te suivrais jusqu’au paradis,
Et désormais nous y serions réunis dans la joie,
Je laisserais tous mes soucis s’envoler,
Nous nous aimerions pour toujours,
Nous nous aimerions pour toujours.
Le dernier vers signifie littéralement : « Dieu réunit ceux qui s’aiment. »